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« En face de toi » Hui ZHENG et TIDRU

TIDRU

TIDRU : né à St Etienne (FR) en 1986 – autodidacte.

Sculptures en terre cuite/engobe/techniques mixtes pour le dessin (aquarelle, crayons de couleur, collage…etc)

Mon travail est narratif, il raconte l’humain. Je m’intéresse plus précisément au processus de rencontre de l’Autre, au cheminement qui nous amène à lui.

Par les dessins à fleur de peau, j’essaye de picturaliser en surface ce qui est à l’intérieur de nous même, ce qui nous a marqué, ce qui nous compose, ce qui nous a construit (appel au passé, au secret, à l’intime). Partant de ce principe, j’imagine que chacun de nous a un dessin qui lui est propre et qui évolue parallèlement avec le temps qui passe.

[« On peut imaginer une lumière qui projette l’histoire de l’individu de l’intérieur vers l’extérieur, les dessins étant en quelques sortes le jeu d’ombres qui en résulte. »]

Je souhaite mettre l’intérieur de l’individu au premier plan. Dans mon travail, la forme du personnage (son apparence) sert simplement de châssis, de structure, de bagage qui porte et accueil l’essentiel (le dessin).

Ainsi, les supports habituels du jugement de l’autre qui est l’apparence, l’expression corporel, le regard…etc sont muets et incitent le regardeur à chercher ailleurs et peut être à s’immiscer dans le labyrinthe intime qui nous compose.

[« Les pistes sont volontairement brouillées pour d’une part confesser l’image que je me fais du processus de discernement de l’Autre et d’autre part semer là encore les « peut-être » d’une compréhension polysémique de l’Autre. Le questionnement est, pour moi, la seule réponse au rapport à l’Autre et l’identité : sans cesse en construction, en perpétuel mouvement. »]

On me pose souvent la question du sens des titres. Ils évoquent des souvenirs intimes bien précis que je souhaite matérialiser et cristalliser. J’appose le titre en dernier.

Hui ZHENG

Je ne dessine pas ma tristesse, La belle chose ne dure pas pour toujours, une heure, un jour, une semaine, un an, nul ne le sait, il se peut à chaque seconde qu’un changement survienne. J’aime plonger dans mes souvenirs, j’aime penser les souvenirs, les souvenirs sont toujours plus vrai que le présent, ils sont vivants, grandissent avec nous et sont toujours là, il suffit juste d’ouvrir un tiroir. Le monde réel est un spectacle, chacun joue son rôle différemment, c’est difficile de percevoir lequel est vrai, lequel est faux, je ne peux juger. Quel que soit le visage, le tableau est moi, s’agit-il d’un masque ?

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